Vendredi 1e février, j'étais au conseil communal, aussi attentive que possible. Mon compte-rendu de celui-ci sera évidemment subjectif : que puis-je comprendre de ce qu'il se dit, moi qui n'ai pas accès aux documents et qui n'ai pas le nez dans les dossiers ? Qu'ai-je vu, qu'ai-je entendu ?
Une réelle opposition enfin là, en la personne de Romain Gaudron ? Oui. Un agacement de la part des élus en place ? Egalement. Un trop plein d'interventions et de questions en provenance de cet élu Ecolo ? Peut-être. En tout cas, il joue gros et risque d'être rapidement mis au ban s'il continue... Mais, j'aime à penser qu'il le sait et qu'il agit consciemment.
Sinon, dans les faits et dans les dires :
- Arlon et ses futures caméras : 20 en plus des 8 déjà existantes pour la somme de 500.000 euros. Mes réactions intérieures : je suis contre les caméras, alors 28, c'est vraiment beaucoup ; tant d'argent pour des appareils sans budget de maintenance prévu ??? Quid de la prévention ? Statistiquement, cela est-il vraiment efficace ? ...
- Motion contre le Plan SNCB : je crois comprendre que la Ville a "volé" l'idée des Ecolos qui avaient rédigé une première motion, reprise par le Collège... Quoi qu'il en soit, certains aimeraient une solidarité provinciale avec les villes qui vont perdre des lignes ferroviaires, solidarité qui n'est pas inscrite dans la motion alors que les élus défendent la place de chef-lieu d'Arlon... Perpète réplique :
Déjà que les motions ne servent à rien, il faut privilégier l'efficacité ! Ben, pourquoi même en rédiger, alors ?
- Le SDER (nouveau plan d'aménagement du territoire de la Région Wallonne) : il est soumis à l'avis des Communes, qui doivent se prononcer sur les grandes lignes. A.C.Goffinet explique donc au Conseil de quoi il retourne et soumet un "avis réservé". Alors qu'elle exprime son avis positif sur les grandes lignes, pourquoi cet avis réservé ??? Je n'ai pas compris...
- La démolition de l'ancienne police communale, Rue P.Reuter : étant donné que la Région Wallonne subsidie la démolition, il faut démolir. Avant fin 2014, sinon les subsides tombent. Quid de la suite ? Je vous cite texto, le bourgmestre : "
on aura un magnifique espace pour y faire ce qu'on imaginera y faire" (hein, quoi ?) et "
on recherche un partenariat avec une entreprise privée pour une activité attractive" (bref, on ne sait pas ce qu'on va faire, ni avec qui, ni quand ?) et Mr Triffaut : "
en attendant, on va faire quelque chose de propre, on va mettre du gravier" (ben, ça aura de la gueule...).
- La piscine de la Spetz et une très heureuse proposition de R.Gaudron : mettre sur pied une nocturne, un soir par semaine, pendant un an (histoire de tester l'idée). Réplique virulente du Conseil et des élus MR : -
cela coûtera beaucoup trop cher !!!! - Parce que 500.000 euros pour les caméras, ça n'est pas trop cher ??? - Mais, il en va de la sécurité des citoyens !!!! Et notre santé, notre bien-être, notre plaisir ??? La collectivité ne peut-elle pas payer pour cela ?
- Ouverture à l'opposition du bulletin communal Vivre à Arlon : apparemment, imposé (?) par la Région Wallonne. Réponse des partis au pouvoir : "
On n'a jamais fait comme cela. Faudrait voir comment faire." (ben, oui, c'est l'idée) "
C'est l'ouverture à la polémique." (pas à la polémique, aux idées différentes et aux échanges d'idées) "
Ce n'est pas dans les pratiques de la Commune." (Et, alors, on ne peut pas évoluer ???)
- Nouveauté : les interpellations. Un élu pose une question au Collège. Un ou plusieurs membres de celui-ci répondent. Il y a donc eu la fin des examens à Noël ; la résidence de la Knipchen ; la Montée royale ; un problème interne au CPAS (et deux autres interpellations dont j'ai oublié les sujets). J'ai trouvé le tout très procédurier mais surtout appliqué dans un climat de tension, voire de mépris, plutôt troublant et désagréable.
Les journalistes ont écrit que Romain Gaudron s'était fait remettre à sa place par André Balon, Marie Neuberg et Vincent Magnus. Personnellement, j'ai été choquée par le ton dédaigneux employé par le premier et je n'ai rien compris à ce qui ressemblait à un règlement de compte (dans les deux sens) avec la deuxième.
Pour conclure mon récit de ce conseil communal, je me permettrais de reprendre les propos du Bourgmestre : "
Il n'y a personne d'autre qui connaît mieux la Ville que les conseillers et les échevins". Démontrez-le nous, Monsieur le Bourgmestre.